Mardi 29 mai 2012
20h30
Concerts/Expériences
Axolotl est constitué de Dafne Vicente-Sandoval (basson amplifié) et Xavier Lopez (laptop). Leur approche privilégie l’abstraction sonore et la désintégration formelle, sans se détourner pour autant d’une certaine expressivité. Le silence tient une place centrale ; leur musique se présentant avant tout comme la ponctuation d’un environnement sonore préexistant. La confusion entre source électronique et source acoustique amplifiée constitue une autre piste d’écoute. Ce duo a été créé en 2010 et s’est produit depuis en France, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Autriche, en Hongrie, en Espagne et au Mexique. Il s’intéresse pour l’instant davantage à la situation de concert qu’à un archivage de sa production sonore.
www.trashvortex.info/xavierlopez/axolotl
Xavier Lopez (laptop/Paris, 1981)
Membre fondateur du collectif Trashvortex, Xavier Lopez utilise l’ordinateur portable comme générateur de sons (sine waves, feedback, synthétiseurs virtuels, micro interne pour captations Lo-fi de l’environnement sonore). Autodidacte, il travaille principalement avec le logiciel copyleft Ppooll développé par Klaus Filip (Vienne).. Ses principaux projets actuels sont Axolotl avec la bassoniste Dafne-Vicente Sandoval, sinn.osc avec Juan Matos Capote (oscillateurs, Espagne) et le trashvortex electronic ensemble dont un mini-cdr est sorti sur le label parisien silicate en 2011. Son travail avec l’artiste sonore basque Miguel A.Garcia (xedh) doit sortir prochainement sur le label uzusounds.
Dafne Vicente-Sandoval (basson/Paris, 1979)
Dafne se consacre, après une formation classique, à la création contemporaine. Son intérêt pour la pensée musicale contemporaine se développe en travaillant auprès de compositeurs tels que Vinko Globokar, Pierre Boulez, Wolfgang Rihm…Elle s’est produite au sein d’ensembles de musique contemporaine tels que l’Ensemble Modern et l’Ensemble Elision mais privilégie les projets personnels: programmation musicale des Ateliers Tokyofeel au Palais de Tokyo en 2007, collaboration avec de nombreux compositeurs pour enrichir le répertoire solo de l’instrument (Richard Barrett, Jakob Ullmann, Michael Maierhof, Hanna Hartman…). Sa recherche instrumentale, dépassant les caractéristiques sonores du basson par un renouvellement des techniques étendues existantes, l’a conduite naturellement à l’improvisation. Son approche personnelle se centre sur l’élaboration d’un univers sonore acoustique proche de l’électronique ainsi que sur la complexité microtonale émanant des multiphoniques. Elle fait partie d’Axolotl avec Xavier Lopez et a joué, entre autres, avec Klaus Filip, Sébastien Cirotteau, Pierre-Yves Martel, Ferran Fages.
5€
Papier Machine est un collectif d’artistes et de graphistes basé au Havre. Le collectif est engagé dans l’idée de créer un évènement autour de l’édition papier et numérique.
Cette année, Papier Machine a été invité par Une Saison Graphique à produire un évènement qui prendra place dans l’atelier de PiedNu.
L’exposition ne dure que le temps du vernissage, qui aura lieu le MERCREDI 16 mai à partir de 19h00 à PiedNu.
Installation Delphine B, Kevin Cadinot et Arnaud Toupet
en collaboration avec Guillaume Raoult et Simon Le Cieux
Performances de Charlie Starlight et Arthur Vinck.
Créations sonores par Speet Silex, Benjamin Delaville, Léa Michel et Armand Van Mastrigt
Et plein d’autres surprises inutiles et créatives !

L’idée de développer une collection de CD propre à l’ESADHaR participe à cette nécessité de sensibilisation d’un aspect de la musique contemporaine que l’on peut qualifier d’expérimentale. Contrairement à la musique savante qui est préécrite et soumise à l’interprétation du musicien, la musique contemporaine expérimentale use du son comme une matière plastique dans un temps performatif qui est souvent proche de l’improvisation. L’utilisation des sons lors de ces créations est tout à fait semblable aux pratiques picturales de jeux de couleurs, collages, montages linéaires de la vidéo ou autres manipulations propres au champ des arts plastiques. Thierry Heynen.
Les airs de folklore exténué que l’on trouve dans The Gratitude of Sediment sont l’œuvre d’Audrey Chen, qui joue du violoncelle, de machines et chante même parfois. Là où Chen va chercher l’essentiel de ses notes, seul le vent avait l’habitude d’aller. Une corde claque lâchement sur le manche, un archet ose à peine insister, une voix murmure pour peu qu’une voix ose encore se faire entendre.
Dans ce cas, souvent, le chat est dans la gorge et la gorge est celle d’une femme qui impose son art provocant de la contemplation, si ce n’est une pratique de méditation dérangée par un chapelet d’antiennes irréductibles – au point que certaines font traîner l’exposé en longueur –, de minuscules torpilles électroniques, de lassos commandant quelques revirements soudains et de patients archets perdus. A la fin, quelques mots s’échappent sur une note répétée de violoncelle. Le langage en bout de course. Qui confère à tout ce qui était avant lui un goût de recherches sonores d’autant plus marquantes.
Guillaume Belhomme © Le son du grisli
Première référence de la collection PiedNu, produite par l’Ecole Supérieure d’Art du Havre, The cigar that talks, gravé par le trio de Michel Doneda, saxophones soprano et sopranino, John Russell, guitare acoustique et Roger Turner, batterie et percussions, est un magnifique album d’improvisation radicale où le cuivre, le bois et l’acier deviennent musique par le seul miracle d’une interaction parfaite saisie sur le vif de l’instant. Que peut bien raconter une musique non-figurative si ce n’est l’histoire des hommes qui la fabriquent ? Mémoire ajustée au profil du présent, interstices ouverts à l’urgence du dire, transparence du cuivre, de l’acier, du bois, de la chair et de l’âme où passe l’évidence d’un son ancestral et jamais achevé. La matière est furtive et les gestes constants associent dans l’instant l’occurrence immédiate d’un triple désir en une forme unique.
Comme le fourmillement crée l’immobilité, la précision de John Russell, Michel Doneda et Roger Turner nous donne à contempler une étendue sans fin d’accidents invisibles dont on ne peut douter qu’ils aient existé. C’est dans cette vérité absolue de l’écoute qu’on peut être certain d’avoir vu la beauté, comme la lumière se fragmente à travers le vitrail et se recompose aussitôt dans le souvenir instantané de qui la fixe intensément.
Ainsi la musique traverse le trio et demeure, persistante au fond de notre cœur.
— Joël Pagier
live festival PiedNu 2010
eve risser – piano préparé
joris rühl – clarinette
enregistré au festival PiedNu le 3 avril 2010 par Emmanuel Lalande / mixé et masterisé par Ananda Cherer, juillet/aout 2010
artwork et design par nicolas lefort
Jean Paul Buisson : cadre de piano
Emmanuel Lalande : cadre de pianet
Christian Pruvost – trompette
enregistré le 24 février 2009 par Emmanuel Lalande (PiedNu)
Mixé en septembre 2009 par Alexandre Noclain / Mastering Patrice Théry
Produit par le Crime / Collection HéliX / label Circum-Disc
live 19/10/2006
enregistré à Piednu
par JP Gomez & E Lalande
enregistré en mai 2006 lors d’une tournée au Etats-Unis
Durée 70 minutes
enregistré le 4 novembre 2005 avec Nicolas Lelièvre: batterie et percussions
Durée 56 minutes
Concert enregistré le 15 septembre 2005 avec Jean-François Pauvros: guitare
Durée 47 minutes.

4 Mai 2012 à 20h30
PiedNu
Fort de Tourneville
55 rue du 329eme R.I.
76620 Le Havre
5€
Sergio Spaghetti – Poésie Sonore
Charlie Starlight – la p’tite bébête qui monte
Semantik – paysage sonore / électroniques
Julien Ottavi – drone / composition pour guitare
Romain Papion – critical beats
Massacre (Shoï / Thenoiser) – Bloodcore
http://www.noiser.org/
http://www.myspace.com/abruitsecret
http://piksel.no/ocs/index.php/piksel/piksel11/rt/bio/700/0
http://extrasystole-music.blogspot.fr/
Avec le soutien de la ville du Havre, l’aide de l’Atelier de Musique du Havre et du Studio honolulu
7e édition du festival PiedNu du 1er au 7 avril 2012
Toutes les infos et programmation ICI
Les photos des concerts sont en ligne par ici.


Réunis autour d’une écoute mutuelle d’une intensité rare, Jacques Demierre, piano, et Okkyung Lee, cello, tracent inlassablement de nouvelles frontières entre silence et matière sonore. Tensions exacerbées, bascules soudaines, mouvements suspendus, les frontières entre corps et instruments sont elles aussi abolies. Un duo à la voix unique, qui déploie son tissu sonore pour mieux éclater le cadre intrumental attendu, pour dessiner son propre chemin, à la fois dense et dilaté. Une matière intime et vertigineuse, sculptée dans le flux du temps.
19 mars 21h – piednu
5 euros

24 février 2012

La musique de ce trio, formé à l’occasion du festival « Akouphène », se déploie à partir de matériaux simples qui sont comme des indices proposés à l’écoute. La nature éphémère des couleurs, timbres, dynamiques, rythmes, se compose et se décompose par glissements, juxtapositions, oppositions.
Souvent un son semble creuser dans un sol invisible comme pour aller interroger ou contacter sa racine. Et puis, cette quête s’interrompt souvent sans raison apparente et, un autre étage, une autre surface se découvrent.
Chacun des musiciens appréhende le son dans son sens le plus concret, écoutant et donnant à entendre le plus possible de détails comme pour « entrer à l’intérieur ».
L’histoire personnelle de ces trois musiciens est liée à la pratique de l’improvisation, et les processus ici en jeu sont ceux de cette pratique. Leurs voix restent parfaitement indépendantes dans une construction unique et définitivement collective c’est à dire,sans rôle assignés et sans hiérarchie.
Cette tournée est soutenue par Pro Helvetia et l’Office de la culture du Canton de Berne.
En collaboration avec « les jeudis de l’ateliers » d’Evreux
Werner Dafeldecker Électronique, field recordings, contrebasse amplifiée
Il vit et travaille à Berlin. Il a étudié la contrebasse et la guitare à Vienne.
Ses projets musicaux sont souvent inspirés par des influences extérieures telles que l’architecture, la physique, la photographie et le cinéma.
L’étude des sons et de leurs structures sont des articulations distinctes au centre de son travail en tant que compositeur et musicien, souvent liées à des formats électroniques.
Sébastien Bouhana Grosse caisse
Il vit et travaille à Crest.
« On sent l’expérience théâtrale du batteur dans l’impact visuel de la performance qu’il nous propose.
Une grosse caisse rétro-éclairée induit des jeux d’ombre en écho à la musique.
Elle est l’élément sonore central. Elle est aussi le plan de travail d’un étrange cuisinier, la marmite d’un sorcier.
La musique reste au premier plan, puissante, dispensée tant avec les tripes qu’avec le corps par Sébastien Bouhana, tout entier plongé dans l’instant. »
Fabian Foor
http://grandchahut.free.fr/sebastienbouhana.htm
Mercredi 7 décembre 2012
Id M Theft Able Lalande Gomez
Informations sur piednu.fr
Ouverture des portes à 20h30 concert à 21h
5 euros
Avec le soutien de la Ville du Havre et l’aide de l’Atelier de Musique du Havre et du Studio Honolulu
Merci de garer votre véhicule sur le parking extérieur du fort

Lundi 14 novembre 2011 à l’école supérieure d’art et de design du Havre
Jérome Noetinger
Conférence à 14h00
Concert à 20h30
ESADHaR
65 rue Demidoff
76600 Le Havre
Entrée gratuite
Jérôme Noetinger dirige Metamkine, catalogue de vente par correspondance spécialisé dans les musiques électroacoustiques et improvisées.
Il est membre du comité de rédaction du magazine trimestriel Revue & Corrigée.
Il compose parfois des musiques concrètes en studio et pratique l’improvisation sur scène avec un dispositif électroacoustique regroupant selon les envies, magnétophones à bande, table de mixage, synthétiseurs analogiques, hauts-parleurs, micros et électronique…
Une production de l’école supérieure d’art du Havre/Rouen, avec l’aide de l’Atelier de Musique du Havre et du studio Honolulu.
Concert le 31 octobre

Jouant de la voix nue et des objets acoustiques, Agnès Palier et Olivier Toulemonde développent une singulière poésie du bruit. Ils explorent un univers sonore à la fois abstrait et organique où le corps est totalement impliqué dans un rapport dynamique au son et à l’espace.
Concert le 22 octobre - 20h30 - PiedNu

Concert le 20 octobre - 20h30 - PiedNu

duo australien composé de Max Kohane et Anthony Pateras, l’un est au clavier, fort d’expériences dans la composition moderne, l’improvisation, l’électronique; l’autre aux percussions, tournant depuis ses 16 ans, est connu pour sa technique et son intensité provenant de la scène punk hardcore. Le mélange donne ce duo surprenant entre intensité et calme.

Pour sa 3e édition, Tourneson – jardins sonores invite le public à venir découvrir des artistes locaux et internationaux dans le cadre d’une série de concerts à ciel ouvert. Le jardin du fort de Tourneville devient, le temps d’un week end, un espace dédié à la musique. Outre la diffusion musicale, des installations de plasticiens et diffusion vidéo seront organisées.
> journées du patrimoine – 17 et 18 septembre 14h-18h
Concert – Samedi 3 Septembre 2011
Ouverture des portes à 20h30 - concert à 21h - 5 euros

Avec le soutien de la ville du Havre, l’aide de l’atelier de musique du Havre et du studio Honolulu
supporté par Pro Helvetia, Schweizer Kulturstiftung.
strøm are Gaudenz Badrutt, pianist and electronic musician (*1972) and Christian Müller (*1971), clarinettist and electronic musician. Under the name of strøm the two artists from Biel mix since 2001 various ingredients: free improvisation with conceptual music, contemporary music ideas with free jazz explosions, down to earth, drifty energy with spherical sound. The duo mixes electro-acoustic chamber music skillfully with allusions to contemporary pop-aesthetics. Both musicians studied at the University of Music and Performing Arts Berne/Biel but exposed themselves to manifold influences which they make use of in an experimental way. Under stage director Barbara-David Brüesch strøm produced a variety of theatre music (e.g. for the Stadttheater Berne, the Staatstheater Stuttgart, Schauspielhaus Wien), played in rock cellars, at art openings, in the scope of installationary open-air concerts and with various musicians, such as Hans Koch, Martin Schütz, Ernst Thoma, Tomas Korber, Urs Leimgruber and Jacques Demierre. Installations in different contexts (e.g. at Bieler Fototage, Passage Kunsthaus Zürich) are another field of work.
http://www.shizophonic.ch/

Depuis l’ouverture du premier Festival PiedNu, le 30 mars 2006, l’association responsable n’a cessé de traquer, ici comme ailleurs, la forme inédite, l’expression singulière sur laquelle braquer le projecteur de sa passion. Des dizaines de performeurs, instrumentistes, compositeurs ou plasticiens se sont croisés dans les divers domaines de l’improvisation, de la musique contemporaine, du cinéma expérimental ou de la recherche électroacoustique, jetant des passerelles trans-artistiques et imaginant encore de nouvelles pistes à défricher. Ainsi, les créateurs réunis sous les voûtes de PiedNu ont su produire l’étincelle qui propagerait une flamme démultipliée au fil des rencontres et des collaborations. Une flamme qui embrase aujourd’hui ce 6ème Festival PiedNu.
Joël Pagier
1/ Autruche ex makine joue de la musique
2/ Jean Louis Costes fait une performance

























































Depuis dix ans, l’association PiedNu organise des concerts, en collaboration avec . Les musiciens invités, provenant de tous horizons géographiques - du local à l’international - oeuvrent au point de confluence des musiques contemporaines :
• Musiques improvisées créatives : Joëlle Léandre, Barre Phillips, Michel Doneda…
• Musiques électroacoustiques et électroniques : Bernard Parmegiani, ErikM, Michel Chion…
• Musiques contemporaines savantes : John Cage, Luciano Berio, La Monte Young…
Les concerts s’organisent en plusieurs parties, accordant aussi une large place aux expressions artistiques de recherche et transversales :
• Cinéma expérimental et musique : Anthony Mc Call, Suboko, Petrolio…
• Danse et musique : Ly Than Tiên, Lasserre…
• Installations sonores : Thierry Madiot, Florent Haladjian…
Depuis six ans, le moment fort de cette programmation se concentre sur le « Festival PiedNu », chaque première semaine d’avril. Pendant sept jours, des propositions artistiques diverses, novatrices et aventureuses sont proposées au public par des artistes de renommée internationale.
Piednu est maintenant identifié par nombre de musiciens de grande renommée qui nous sollicitent pour y jouer, malgré le peu de moyens dont nous disposons. Selon la programmation et les artistes accueillis, le Festival Piednu investit divers lieux de la ville, institutions (l’Université du Havre, l’Ecole d’art du Havre ou le Centre Chorégraphique National du Havre) ou autres espaces atypiques (espaces portuaires…).
Grâce aux enregistrements, la réalisation discographique se systématise et se diffuse, en quantité modeste mais dans toutes les parties du monde. Ainsi des artistes tels Léandre, Nakatani, Agnel, Doneda, Lopez, Wright … choisissent de promouvoir leurs choix artistiques, leurs choix de vie, en venant jouer devant une soixantaine de personnes curieuses et exigeantes.
Le lieu est aussi identifié par le public comme espace à surprises : en opposition au consumérisme artistique passif, nos concerts offrent aux artistes la possibilité d’expérimenter en toute liberté. Les « ratages » et inassouvissements font partie du risque, compensés par les réussites extraordinaires (From Between, Joëlle Léandre, Trio LDP ou Toot par exemple). Constater que le public accepte cette règle du jeu nous incite à persévérer dans nos choix. En plus d’un programmation régulière tout au long de l’année (environ un concert chaque mois), le Festival Piednu est organisé chaque première semaine d’avril.