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Samedi 19 mars au Tetris - 20h30

Christian Clozier

Compositeur, improvisateur, interprète-diffuseur, metteur en scène, théoricien, rhétoriqueur.
Ses musiques ont été jouées dans nombre de radios et festivals, comme lors de tournées en 33 pays. Elles ont été éditées sur 3 disques noirs (sous les labels Pathé Marconi et Chant du Monde) et 5 CD (Chant du Monde, Mnémosyne Musique Media). Ses articles l’ont été dans différentes revues et publications.
Co-fondateur, dont il assura la direction avec Françoise Barrière de structures musicales disparues :
- l’Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges/IMEB
- le Festival International des Musiques et Créations Electroniques de Bourges,
- les Concours Internationaux de Musique et d’Art Sonore Electroacoustiques de Bourges
- la revue musicale Faire
- les Editions Mnémosyne, collections Chrysopée Electronique et Cultures Electroniques.

Il fut également :
- fondateur et président de la Tribune Internationale de Musique Electroacoustique/TIME
- initiateur de l’Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges.

Les grands axes de son travail en composition et recherche ont été et demeurent :
- une pratique régulière de la complémentarité agissante entre génération/prise de son, traitement/mixage et diffusion/interprétation.
- une attention à la pratique et à la forme expérimentales, expressives et impressives.
- une ouverture à l’ensemble des familles sonores, abstraites, concrètes, narratives, discursives, politiques et poétiques
- un engagement à la polyphonie modale de timbres et d’espaces.
- un souci de la simultanéité et un refus de la synchronicité.
- un intérêt systémique aux modalités de communication avec le public.
- un recours fréquent aux figures rhétoriques.

Christophe Ruetsch

Ce concert est conçu comme un voyage immersif autour de deux pièces acousmatiques spatialisées, Zona (2009) et Point de fuite (2015), mises en rapport et ponctuées par des séquences live composées pour l’occasion.

Zona, est issue d’un voyage qui l’a profondément touché dans la zone contaminée de Tchernobyl en 2008 et dans laquelle « il explore » l’étrangeté de cet espace en bordure du monde.
Point de fuite, dernière pièce acousmatique en date, est née de la nécessité de rassembler toutes sortes de matériaux accumulés et entassés pendant des années sur les "étagères" de son espace mental.

Christophe Ruetsch s’amuse avec toutes sortes de sons qu’il malaxe allègrement sur scène ou dans les studios de musique électroacoustique à l’aide de machines toujours plus anciennes. Sa musique est protéifome, des collaborations avec de nombreux metteurs en scène et chorégraphes, aux pièces acousmatiques, en passant par les live electronic, ciné-concerts, installations…
Sa musique est jouée dans de nombreux festivals et concert en France comme à l’étranger.
www.soundcloud/christophe-ruetsch

Dimanche 20 mars à PiedNu - 19h
19h - Rendu du workshop, suivi d’un échange autour d’un verre et ouverture du festival
20h30 - Concerts

Rendu du workshop des étudiants de l’ESADHaR, encadré par Andy Guhl

"Ear Lights, Eye Sounds"
Atelier le vendredi, samedi et dimanche à PiedNu pour un groupe d’étudiants de l’ESADHaR.
Développer "Real Audio et Real Visuel Performance"
L’atelier commencera avec la transformation des différents matériaux quotidiens, on cherchera des codes normaux et spéciaux. Travailler avec "The Instrument", différents capteurs, des ondes cachées et des connections.

Des expériences solo et en groupe, des structures musicales, des ambiances seront crées... Mémoires des sons et des images, influence de faire suivant sons et images... Chercher "the favourites".

Le concert sera en deux parties :
1- transformer des instruments traditionnels avec différents microphones, lentilles, arches, moteurs à piles, etc.
2- travailler avec des matériaux du quotidien : radio, téléphone portable, ipad, computer, camera, lumière de vélos, télécommande, « trucs mystérieux », etc.
...et peut d’être des éléments de la première partie.

Piano Burning de Annea Lockwood

Interprété par Jean-Paul Buisson et Françoise Baert

Piano Burning / 1968 / Londres
Née en Nouvelle-Zélande en 1939, Annea Lockwood s’est installée en Angleterre en 1961 pour étudier la composition au Royal College of Music de Londres et a complété ses études à Cologne et en Hollande, prenant de cours de musique électronique avec Gottfried Michael Koenig. In 1973, elle ressent une forte connexion avec les compositeurs américains tel que Pauline Oliveros, John Cage, the Sonic Arts Union (Ashley, Behrman, Mumma, Lucier), et est invité par le compositeur Ruth Anderson a enseigné au Hunter College, CUNY. Elle déménage alors au Etats Unis et s’installe à Crompond, NY. Elle est professeur émérite au Vassar College.

Dans les années 1960, elle a collaboré avec des poètes sonores, des chorégraphes et des artistes visuels, et a également créé un certains nombres de travaux tel que les Glass Concerts qui a lancé sa fascination pour le timbre et les nouvelles sources de sons. En hommage aux premières transplantations cardiaques de Christian Barnard, Lockwook a commenté une série de greffes de piano (1969-82) dans laquelle les pianos défunts sont brûlés, noyés, échoués et plantés dans un jardin anglais.

Andy Gulh

Andy Gulh travaille le light painting. Grâce à des micros caméras, des réflecteurs et des réfracteurs, cet artiste multi facettes crée tout un univers de lumière et de « trous noirs ». Il utilise de nombreux objets du quotidiens afin de concevoir sa musique électronique.
A partir de cette musique est généré un signal, les informations sont alors converties en images, qui sont elles mêmes traitées pour concevoir de nouveau de la musique. Une boucle d’interaction se forme, il appelle cela « l’instrument ». « L’instrument », vous voyez ce que vous entendez.

Lundi 21 au Conservatoire - 20h30

Xasax proposera une journée d’ateliers ouverts à tous au Conservatoire A. Honegger le dimanche 20 dès 9h et des ateliers plus spécifiques pour les élèves de saxophone de différentes écoles et conservatoires régionaux.
(CRD d’Evreux, Le Havre, Sotteville les Rouen, Atelier de Musique du Havre)
Une présentation de saxophones rares ou extrêmes aura lieu à 15h30 et une répétition publique à 17h30.

Xasax

Fondé à Paris en 1991, après deux rencontres à Vienne et Rotterdam, l’ensemble s’est dès lors proposé d’élargir aussi bien le répertoire que le champ d’action, voire l’image de cette formation traditionnelle de musique de chambre qu’est le quatuor de saxophones. S’attachant d’une part à promouvoir un répertoire contemporain encore mal connu (Xenakis, Donatoni, Cage, Sciarrino etc.) tout en suscitant de nombreuses créations pour un effectif mobile et ouvert à toutes les combinaisons et permutations qu’offre la nombreuse famille des sax, XASAX explore d’autre part les terrains moins académiques tels que des compositions qui trouvent leur origine dans le Jazz ou la musique improvisée autant que dans une relecture de l’Art de la Fugue de BACH, des polyphonies franco-flamandes de la rennaissance ou de l’Ars Subtilior du XIVème siècle.

Guylaine Cosseron

Médaillée d’or au conservatoire de jazz de Basse-Normandie, elle commence par un parcours jazz et musique arabe avec le quartet "Les Babouches noires" puis elle enchaine avec le sextet vocal "Les grandes gueules" à Montpellier (cd chez sony) puis avec le quartet "Le jaseur de Bohème" de jazz contemporain qu’elle crée en 2000. Elle chante aussi dans le groupe de jazz et musique des Balkans"Bohème Express" et avec le percussionniste Emmanuel Ricard dans le duo jeune public "Avant les mots" et "Paléo-musik" (musique préhistorique pour jeunes pousses).

Sa virtuosité en technique vocale lui permet d’ explorer une grande palette de registres vocaux très originaux et bien maitrisés, notamment diverses matières sonores proches des instruments de musique ainsi que des sons ethniques diponiques ou triphoniques. 
Depuis 2005, elle se consacre principalement à la musique contemporaine improvisée et travaille avec notamment des musiciens internationaux comme : Joëlle Léandre, Phil Minton, Xavier Charles, Frédéric Blondy, Camel Zekri, John Russell, Regis Huby, Michel Doneda, Simon Fell, Lee Quan Nihn, Fabrice Charles, David Chiesa, Toma Gouband ou Sophie Agnel. Depuis 2012, elle joue dans l’orchestre expérimental l’ OMEDOC en Normandie. Elle est aussi vocaliste dans le projet de poésie sonore : "Epreuves et Exorcismes" avec le comédien Denis lavant et le guitariste Jean-François Pauvros autour de textes d’Henri Michaux. 

Mardi 22 à PiedNu - 20h30

Full Blast

"(...)Pliakas et Wertmüller jouent leur rôle de backing band avec beaucoup d’intelligence, construisant par une technique similaire à celle de Brötzmann un mur du son sur lequel les longs souffles du saxophoniste peuvent prendre appui. Tout cela produit forcément beaucoup de bruit, de quoi rendre jaloux nombre d’artistes noise, d’autant que l’énergie sous-jacente retient l’attention de l’auditeur de manière presque hypnotique.(...)"
(Knitting Factory NYC concert ; EtherReal magazine)

Claire Bergerault

Claire Bergerault : voix, accordéon
De la voix, il s’agit de retenir le son premier, le son brut. Comme une onde sonore redessinant l’espace, la voix de Claire Bergerault sculpte, traverse et imprime la matière en tissant des liens, loin, là où l’on ne sait pas.
- Devenir un corps à cordes, résonnant, les étirer comme on bande un arc pour la première ou la dernière fois, moudre le grain de la voix jusqu’à la rupture ou jusqu’au silence -

L’accordéon est une autre voix, peut être la même, qui s’insinue, distord ou vient fusionner avec l’organique. Il est un chant sur lequel la voix pose son empreinte. De cette union, d’autres voix apparaissent, à perte d’écoute.

Mercredi 23 à PiedNu - 20h30

Petr Vrba

by Natalia Zajacikova

Ses explorations incessantes de l’improvisation non-idiomatique utilisant trompettes, clarinette, haut-parleurs vibrants, coupe-oeufs, etc., ont fait de lui l’un des musiciens expérimentaux les plus actifs à Prague à ce jour.
Sa plus intense collaboration est née de sa rencontre avec le compositeur et musicien américain George Cremaschi (contrebasse, électronique) avec qui il a fondé l’orchestre d’improvisation de Prague, le duo Los Amargados, un projet international de danse-vidéo-musique Arthuur… En 2010, Petr est devenu l’un des membres fondateurs de l’ensemble d’improvisation IQ+1 qui a publié en 2011 l’album acclamé "tváří v tvář" et en 2013 IQ + 1 (publié par Polí5), album qui a été nominé pour le Prix tchèque Vinyla 2013.
En 2011, il constituait le duo Yanagi avec Ryu Hankil (réveil, machines à écrire). Un an plus tard, ils sortent leur premier album « clinamen" en attendant le deuxième album à paraître en Corée. Au cours des dernières années, il a commencé et poursuit de nombreux autres projets : le duo Criticón (avec Tomás Gris), Doppeltrio (avec Maja Osojnik et Matija Schellander), Junk & the Beast (avec Veronika Mayer), 2 horses too many (avec Patrik Pelikán), Škvíry & Spoje/Cracks & Joints (avec Dalibor Kocián, Josef Krupa et Michal Matějka), le trio audiovisuel Total Verquert (avec SeEun Lee et Ken Ganfield) etc. Entre autres Petr a enregistré ou joué avec des musiciens tels que Tiziana Bertoncini, Xavier Charles, Isabelle Duthoit, Kai Fagaschinski, Franz Hautzinger, Chris Heenan, Susanna Gartmayer, Matthew Goodheart, Irene KEPL, DD Kern, Christof Kurzmann, Thomas Lehn, Ava Mendoza, Seijiro Murayama, Ivan Palacký, Matija Schellander, Ingrid Schmoliner, Jaroslav Šťastný (aka Peter Graham), Miro Tóth, Michael Zerang etc.

TOC : Jeremy Ternoy + Ivan Cruz + Peter Orins

©AlexandreNoclain

Jérémie Ternoy : Fender Rhodes
Ivann Cruz : guitare
Peter Orins : batterie

Quand Toc s’attaque aux cheveux, pas question de les couper en quatre. D’ailleurs ils sont bien assez de trois dans leur quête du brushing sonique ultime. Toc cherche, coupe, tranche, égalise, et souvent défrise. Sa recherche est lente et progressive, répétitive et lancinante, à l’énergie électrisante, toujours construite dans l’instant. Ni permanente, ni raide, la musique ondule, fait des boucles, enchaine les dégradés et les couleurs.

Après s’être essayé au documentaire animalier (Le Gorille – 2009), puis à la danse (You Can Dance If You Want – 2012), Toc démêle tout ça dans leur dernier opus (Haircut - 2014), joue la densité et l’organique, osant la transe dans une tension jubilatoire et entrainante.

On retrouve les musiciens de Toc dans les différents collectifs qui sévissent sur la scène lilloise (Muzzix, Zoone Libre, …), opérant sans barrière, de l’expérimentation (La Pieuvre, …) au jazz (Jérémie Ternoy Trio, …) en passant par le Zeuhl (Magma) ou le rock garage (Sheetah et les Weissmüller…).

Jeudi 24 au MuMa - 12h15

Catherine Brisset

Catherine Brisset : cristal Baschet
Improvisations librement inspirée de textes de :
Ignasi De Solà Morales
Terrain vague … apparaît comme la contre image de la cité …

Robert Smithson
La marche conditionnait la vue, la vue conditionnait la marche , jusqu’à ce qu’il apparaisse que seuls mes pieds peuvent voir .

Italo Calvino
Les villes … se croient l’œuvre de l’esprit et du hasard, mais ni l’un ni l’autre ne suffisent pour faire tenir debout leurs murs …
L’enfer des vivants n’est pas chose à venir … il y a deux façons de ne pas en souffrir …
La seconde … chercher et savoir reconnaître qui et quoi, au milieu de l’enfer, n’est pas l’enfer … et le faire durer …
… La lune a donné à la ville de Lalage un privilège rare, celui de croître en légèreté …

Jeudi 24 à PiedNu - 20h30

Projection du film Homeo de Etienne O’Leary

HOMEO de Etienne O’Leary (1967 / 16 mm / coul / son / 38’ 00)

Il y a de ces masses sonores qui pénètrent sous la peau comme seule peut le faire une bestiole dont la fonction première est de dérégler tout organisme. C’est le cas de la musique d’Étienne O’Leary composée à Paris durant la turbulente décennie soixante.
Entre 1966 et 1968, le réalisateur d’origine québécoise prépare trois bandes sons. Ces dernières accompagnent les films Le voyageur diurne (1966), Homeo (1967) et Chromo sud (1968). O’Leary élabore son paysage sonore dans un esprit d’expérimentation que certains diront déstabilisant et morbide. Il se refuse toute balise cherchant dans l’immédiat l’inspiration nécessaire à l’élaboration d’un langage singulier qui décape et détone. Sa musique n’a d’écho que dans les films pour lesquels elle a été conçue.
Homeo se présente comme l’esquisse d’une marche funèbre dont le contour ne peut être tracé. La bande son de ce deuxième film d’O’Leary est parsemée d’interventions sonores intuitives desquelles se dégage un mysticisme déroutant. Ce dernier se déploie avec insistance tout au long des trente minutes et quelques que dure la pièce. Il s’installe ensuite fermement dans l’univers sonore et visuel de Chromo sud qu’O’Leary complète en 1968. Il n’y a plus de recul possible à partir d’Homeo – la musique en témoigne. C’est avec l’aide d’un magnétophone et de divers procédés artisanaux que le réalisateur élabore ses bandes sons. Il utilise surtout un orgue à vent, un piano quelque peu amoché ainsi qu’une panoplie d’objets et d’instruments (certains percussifs et d’autres non) desquels il extrait des textures abrasives. Le vacarme qu’il improvise suffit à déconcerter ses proches. La manipulation de rubans magnétiques et l’intégration d’une présence vocale altérée – non manifeste puis menaçante dans sa multiplicité – servent à remettre en question le langage abrutissant d’une morale périmée. Le résultat est concluant. La musique d’O’Leary est à la fois corrosive et féconde. Elle s’incruste dans la chair et sur la pellicule, y laissant de profondes marques qu’un parcours interrompu a malheureusement rendues partiellement indéchiffrables.
http://www.horschamp.qc.ca/spip.php?article416
par Eric Fillion

Phill Gibbs & Neil Metcalfe

Metcalfe (flûte) et Gibbs (guitare électrique) joueront pour la première fois en France et ils sont ravis que ce soient à PiedNu. Le concert sera une performance totalement improvisée.

Neil Metcalfe a été à la pointe de la scène musicale improvisée londonienne depuis les années 70, proposant une contribution sophistiqué et virtuose à chaque projet auquel il a participé. Parmi d’autres, Metcalfe a joué avec Evan Parker, Roscoe Mitchell, Paul Dunmall, Paul Rogers… Il est l’un des flûtistes européens les plus respectés et son extraordinaire créativité s’exprime parfaitement par une belle sonorité et une incroyable technique.

Philip Gibbs a produit une séries d’enregistrements révolutionnaires en tant que compositeur et guitariste soliste, a joué pendant plus de quarante ans avec des musiciens de renommée internationale tels que William Parker, Paul Dunmall, John Serry, Roy Campbell, Keith Tippett,
Hamid Drake, Markus Stockhausen, Paul Rogers, et bien d’autres.
Son approche de la guitare comprend de nombreuses nouvelles techniques étendues et préparations, qu’il a exploré bien plus loin que la plupart des guitaristes vivants à ce jour.

Vendredi 25 au Phare - 20h30

Clara de Asis

©Jean-Marc de Samie

Clara de Asís est compositrice de musique électroacoustique et guitariste expérimentale. Née en 1988 en Espagne, elle est basée à Marseille. Motivée par une volonté de dépasser les modes conventionnels de l’approche instrumentale, elle déploie un univers atypique et radicalement personnel qui s’inscrit à l’écart de tout académisme.
Sa musique se situe dans la convergence entre composition et improvisation libre. Elle se construit souvent à partir d’éléments minimalistes afin d’explorer une idée dans sa profondeur jusqu’à atteindre son plein développement, tout en générant différents degrés de tension et d’émotion.
Les œuvres de Clara de Asís ont été diffusées sur plusieurs plateformes et radios internationales (France Musique, Radia, webSYNradio, Fukushima !…), et elle s’est également produite sur de nombreuses scènes en France comme à l’étranger (Festival de Musiques Actuelles Improvisées, Futura, Reevox, RIAM, Sons de Plateaux, Bludný Kámen…). Ses derniers travaux édités sont La Troisième heure (Daath Records), NUNUNU (Pan y Rosas Discos) et Ut-Moll avec Noël Akchoté (Noël Akchoté Downloads / Believe Digital).
http://claradeasis.com/
https://soundcloud.com/claradeasis

Nina Santes + Kasper T. Toeplitz

Desastre / Concert chorégraphique

Une boucle infinie.
Un musicien.
Une danseuse.
Une meute de haut-parleurs.
Un micro HF fixé sur le corps de la danseuse.
Le son est capté par ce micro – c’est à dire, au départ, "rien", ou plutôt le faux silence particulier du lieu où la pièce est jouée, ce faux silence fait de mille micro-bruits et souffles, tous filtrés naturellement pas la résonance particulière du lieu.
Ce "rien" est envoyé à l’ordinateur, où il est amplifié et compressé puis envoyé sur les haut-parleurs.
Le son des haut-parleurs est de nouveau capté par le micro, et la boucle se referme, à l’infini.
Au bout d’un moment, des fréquences, sons ténus apparaissent – le "son du lieu-en- soi" en quelque sorte. Ce son est filtré, dans l’ordinateur, le poussant vers d’autres fréquences, envoyées sur les haut-parleurs et captées par le micro.
Le micro, porté par la danseuse, est en mouvement et sa position par rapport aux haut-parleurs change constamment – changeant ce qui est capté. Puis retransmis.
C’est une boucle infinie.

Sur une proposition du Phare - Centre chorégraphique

Samedi 26 au MuMa - 11h30

Quatuor IXI

Régis Huby, violon
Théo Ceccaldi, violon
Guillaume Roy, alto
Atsushi Sakaï, violoncelle

Le quatuor iXi, créé en 1994 par Guillaume Roy et Régis Huby, repart pour de nouvelles aventures avec Atsushi Sakaï, violoncelliste, aussi à l’aise dans les répertoires baroques, classiques et contemporains que dans la musique improvisée, et Théo Ceccaldi jeune violoniste improvisateur aussi fougueux que prometteur.
’’C’est un mouvement permanent qui vous prend aux tripes dès les premières mesures. Une musique d’images, que les quatre musiciens du Quatuor IXI nous laisse volontiers nous fabriquer nous-mêmes. Elles retracent des parcours, font réapparaitre certains des plus beaux instants. À côté du jazz, à côté de la musique classique, le Quatuor IXI trace une nouvelle voie, atteint un sommet encore vierge, jusque là laissé à son état le plus sauvage. C’est une musique de chambre viscérale, qui abat les frontières entre l’écrit et l’improvisé, laissant ces dernières disparaître sous un épais brouillard. C’est un film choral, quatre personnages, interprétés par les sonorités boisés des deux violons, du violoncelle et de l’alto, qui se croisent, vivent des vies autonomes aux incidences évidentes sur celle de l’autre. Un collectif soudé à la gestuelle magnifique, quatre virtuoses qui n’en font plus qu’un et qui écrivent devant nous l’une des plus belles partitions pour quatuor à cordes qu’on ait entendu depuis fort longtemps.”*
par Mathieu Schoenahl jazz d’or 2013

https://www.facebook.com/quatuor.ixi
http://www.abaloneproductions.com/liste-d-artistes/quatuor-ixi.html

Samedi 26 à PiedNu - 20h30

John Butcher + Gerry Hemingway

« C’est tellement beau qu’on ne peut pas en parler ». C’est par ces quelques mots que Paul Kanitzer, directeur de Jazz à Mulhouse, a introduit le duo du saxophoniste britannique John Butcher et du batteur américain Gerry Hemingway. « Ça, c’est sacré », commente une spectatrice à la sortie.
Auditoire conquis, dont l’intensité de l’écoute est à la mesure de la prestation stupéfiante du duo.
Pendant une heure, ils ont sondé ensemble l’infime. Autour d’une note pivot vibrée dans une longue tenue, le saxophoniste parvient à faire sortir de son instrument un spectre harmonique d’une incroyable richesse. Hemingway produit les mêmes effets, une palette de sons à l’intérieur du son, en caressant énergiquement une cymbale à l’archet, en torturant avec la paume de ses mains les peaux de sa caisse claire. On touche à une maîtrise rare qui permet aux musiciens de créer une partition inouïe, jamais entendue. Cascade scintillante lumineuse aux accents ravéliens, éructations congestives, soubresauts, sifflements stridents. On les suit passionnément dans cette exploration sonore qui tout en restant confinée sur un territoire aux frontières exiguës, n’offre pas deux fois le même paysage, Les images défilent. L’émotion naît de l’étonnement permanent. Un étonnement qu’on doit autant à la performance technique prodigieuse qu’à la purité et à la qualité esthétique de la musique.
par Frederique Meichler

Soizic Lebrat

© Anais Denaux

Soizic Lebrat est née à Lyon en 1976. Elle s’installe à Nantes au tournant des années 2000. Elle a appris la musique classique et le violoncelle dans les écoles de musique et les conservatoires et possède un doctorat en histoire culturelle de la musique. En 2001, elle renoue avec la liberté de jouer lors d’un stage avec Joëlle Léandre, et s’engage sans retenue dans la rencontre improvisée avec de nombreux musicien(ne)s, danseuses, poètes, écrivain(es), plasticien(ne)s, artistes sonores... attentive à créer des situations de jeu qui privilégient la collaboration entre les individus dans le souci de favoriser une écriture plurielle.
Ces dernières années, elle a partagé avec le public Bleu solo. Plongée dans le faisceau Monochrome bleu du vidéaste Yan Breuleux, elle a joué les flashs lumineux qui traversaient ses paupières et percutaient ses rétines. A présent, elle convoque sa mémoire pour réaliser un bleu sans sa gangue chromatique.

Lundi, mardi et jeudi matin

Ateliers pédagogiques au MuMa.

Régis Huby proposera une présentation de sa musique le matin à des enfants de 3 classes de l’école Jules Guesde. Mi-concert mi-atelier, cette matinée permettra tour à tour l’écoute et la pratique de la musique aux enfants. L’après midi ceux-ci seront initiés à l’art plastique par la découverte d’une œuvre en lien avec la présentation du matin.